Dans votre circonscription, êtes-vous déjà ou potentiellement touchés par les délocalisations, restructurations ou problèmes liés à la succession des dirigeants de PME ? Dans quelle mesure ces problématiques constituent-elles un enjeu important et comment y faire face ?
Dans ma circonscription de Stains-Blanc Mesnil, comme partout en France, de nombreux chefs d’entreprises vont être atteints par la limite d’âge dans les quelques années qui viennent. Que deviendront alors leurs entreprises ? Disparaîtront-elles ? Seront-elles absorbées par des multinationales ? Il faut chercher à les préserver, à les conserver dans le patrimoine économique français.
Vous connaissez les Scop, l’entrepreneuriat coopératif et leur réseau d’accompagnement. Qu’en pensez-vous ?
Le rôle que jouent les Scop dans notre économie et pour ses salariés est très important. J’ai la volonté de contribuer au développement de ce secteur, ce qui permettra de lutter efficacement contre la désindustrialisation. Il faudrait un plan de développement qui remette le réseau des Scop françaises à la hauteur de celles d’autres pays européens voisins.
Seriez-vous prête à porter un texte favorisant la reprise d’entreprises par les salariés, et plus particulièrement en coopérative ? Et, le cas échéant, y a-t-il une mesure en particulier que vous souhaiteriez voir mise en œuvre ?
Je souhaite préserver les salariés des opérations d’externalisation, notamment celles qui visent à éviter aux grands groupes d’origine d’effectuer eux-mêmes les restructurations, délocalisations et licenciements. C’est pourquoi j’approuve totalement les propositions que vous faites, pour favoriser la reprise d’entreprises par les salariés, dans le cadre des SCOP et de l’économie sociale. Il y a une mesure particulière que j’ajoute à vos propositions : c’est un droit de préemption des salariés sur les entreprises devant être transmises. Ce droit devra naturellement être accompagné d’aides à la formation, plus précisément à la formation à l’entreprenariat qui ne s’improvise pas et qui souvent fait hésiter des salariés à se lancer dans l’aventure. Il faut aussi des aides financières pour leur réalisation. J’attire votre attention sur mes propositions financières et fiscales qui seront très favorables au développement de l’emploi des PMI PME et tout particulièrement des Sociétés coopératives de production.
Avec mes amis du Parti communiste et de la gauche antilibérale, je défendrai à l’Assemblée nationale :
Le développement de mécanismes de crédits bonifiés pour les investissements créateurs d’emplois, via des fonds régionaux et un fonds national pour l’emploi.
La constitution d’un pôle public et social du crédit par la mise en synergie d’établissements bancaires et financiers tels que la banque postale, OSEO, le CDC, le Crédit agricole et le Crédit mutuel, les caisses d’Epargne…
Une fiscalité permettant de réorienter les ressources de l’accumulation financière pour la rentabilité vers les investissements favorables à l’emploi.
Je suis convaincue que ces propositions pourront soutenir et accompagner un grand mouvement de développement des Scop et de l’économie sociale et solidaire.