L’Économie sociale vainqueur aux points sur l’économie classique
Invité par le club Entrepreneuriat social des anciens ESSEC le 24 novembre dernier à Paris, Daniel Lebègue, ancien président de la Caisse des Dépôts et aujourd’hui président de l’Institut Français des Administrateurs (IFA), a souligné trois avantages de l’Économie sociale en matière de gouvernance : « Le pouvoir y monte de la base vers le haut, la direction générale et la présidence y ont été dissociés bien avant que ne le fasse l’économie capitaliste, et elle seule a su instituer le sens de l’engagement et de l’implication dans le projet de l’organisation ». Les débats ont plutôt tourné en faveur de l’Économie sociale. Les exemples de la GMF, de l’ARC ou de la MNEF témoignent certes de risques de dérive identiques à ceux de l’économie capitaliste (Vivendi, Enron, etc.), mais les participants ont reconnu son efficacité économique et l’existence d’une voie entre le secteur capitaliste marchand " créateur de richesses " et le non-marchand supposé " improductif " (public et tiers secteur). L’IFA a vocation à représenter les administrateurs en vue d’améliorer la gouvernance des entreprises, notamment mutuelles et coopératives, dont le groupe est présidé par Étienne Pfimlin, président du Crédit Mutuel.