Participation & emploi : les Scop lancent le débat
Paris, le 7 novembre 2005
Depuis près de deux ans, en France, le Gouvernement a relancé le débat sur la participation et l’actionnariat salarié. Les débats ont essentiellement porté sur des considérations liées à la gestion de l’épargne salariale, la relance de la consommation et sur la réconciliation entre le capital et le travail souhaitée il y a plus de 40 ans par le général de Gaulle, avec l’idée de réconcilier enfin « les français avec l’entreprise ».
Toutefois, depuis les années de Gaulle, le contexte économique et social a complètement changé : la société de plein-emploi a fait place à une société de chômage. Il ne s’agit plus seulement de mieux répartir les richesses créées entre ceux qui en ont beaucoup et les autres qui ont peu, mais de trouver un emploi à ceux qui n’en ont pas et de s’assurer de la pérennité des emplois existants. C’est sous cet angle de l’emploi que les SCOP lancent le débat sur la participation et l’actionnariat salarié.
Emploi parce que la participation en tant qu’épargne salariale favorise la pérennité des entreprises et notamment des PME dans le contexte de mondialisation accrue.
Emploi parce que les entreprises qui organisent la pleine implication des salariés dans leur propre entreprise sont plus performantes économiquement et auto-organisent un processus d’émancipation professionnelle des personnes au service de la qualification et de l’employabilité.
Emploi enfin parce que le meilleur moyen de trouver un emploi à ceux qui n’en ont pas est de stimuler les possibilités d’entreprenariat et de prise de responsabilité collectives encadrées et sécurisées, à l’image de l’accompagnement qu’apporte le réseau Scop Entreprises aux reprises d’entreprises par leurs salariés ou aux demandeurs d’emploi qui souhaitent tester un projet individuel (coopératives d’activités et d’emploi).
En partenariat avec le quotidien La Tribune, la Confédération générale des SCOP réunira le 7 novembre prochain au Sénat les acteurs économiques et sociaux de référence pour débattre de cet enjeu. Une première table ronde réunira sur le thème « la participation, un levier pour la pérennité des PME » le député Jacques Godfrain, auteur d’un récent rapport remis au Premier ministre, Stéphane Huillet, membre de la CG PME et Dominique Strauss-Kahn, député PS du Val d’Oise. Une seconde table ronde explorera la participation en Europe, et son inscription dans la construction d’un modèle social européen, avec Jean-Baptiste de Foucauld, président de Solidarités nouvelles face au chômage, Jean Peyrelevade, ancien PDG du Crédit Lyonnais, Claude Cambus, représentant la confédération européenne des cadres et Cees Voos, nouveau président de la fédération européenne de l’actionnariat salarié.