"C'était l'occasion d'appliquer pour nous ce que nous conseillons à nos clients, à savoir mettre l'humain avant l'économie". Béatrice Gisclard, associée des Inventeurs, agence-conseil en développement durable (Ile-de-France)
"Du fait d’être associés, chacun se sent responsable vis-à-vis des autres et se fixe un niveau d’exigence. De plus, cela favorise l’entraide et la solidarité alors que d’autre entreprises incitent plutôt à la compétition entre équipes"... "Les clients, qui auparavant n’y prêtaient aucune attention, sont devenus très sensibles à notre statut"… "Il faut toujours garder en tête le projet qui nous anime. Une Scop impose de rester maître du jeu". Jean-Luc Maurin, consultant associé et Sophie Humbert, co-fondatrice de O Tempora, agence de communication et de conseil en stratégie (Gironde)
"Nous avons choisi le statut de coopérative de production, parce que nous travaillons dans la sphère sociale et que, dans notre entreprise, nous voulons que chaque associé puisse prendre part aux décisions ". Pénélope Houwenaghel, fondatrice de VIA, spécialisée dans l'interprétation en langue des signes française (Nord)
"Nous avons voulu sauver notre entreprise parce qu'elle est rentable, que notre réseau de clients et de fournisseurs nous a maintenu sa confiance". Marie-Paule Jeanpert et Damien Fournier, co-gérants de la Société Nouvelle Colman, fabricant de parquets bois (Moselle)
"Faute de repreneur, c'était le seul recours pour sauver l'outil de travail et quelques emplois. On n'avait pas le choix. Les syndicats nous ont mis sur la voie. Nous avons creusé le projet qui a abouti après un gros travail de fond". Jean-Paul Mayette, dirigeant de Jayot, forge (Ardennes)
"La direction a échoué à présenter un plan de continuation car elle n'a pas réussi à lever les fonds nécessaires. Grâce au réseau Scop, nous avons bouclé le tour de table, gagné la confiance des banquiers et redonné confiance aux salariés qui ne croyaient plus en l'ancienne direction." Robert Claverin, nouveau PDG des Fonderies et Acieries de Provence (Hautes-Alpes)
"Avec mon associé, Patrice Hardy, directeur général délégué, nous n'étions pas dans l'entreprise mais en quête d'une possibilité de reprise. Le montage a été relativement rapide avec une venue au capital de salariés d'ETETP... La Scop est une bonne formule car elle permet aux salariés de se sentir impliqués dans leur entreprise et de vivre leur entreprise au quotidien". Pascal Marsaleix, PDG d'ETETP, entreprise de téléphonie, électricité et travaux publics (Pyrénées Orientales)
"Personne dans ma famille n'était intéressé par la reprise. En concertation avec Loïck Anger (le nouveau dirigeant), j'ai choisi une Scop pour maintenir les emplois face à des repreneurs extérieurs qui auraient revendu au bout de sept ans pour réaliser une plus-value"... Transmettre à ses salariés, c'est reconnaître qu'"une entreprise ne se fait pas toute seule. En vingt-cinq ans, chacun a apporté sa pierre à l'édifice". Jean-Paul Haspot, fondateur de Besné Mécanique, entreprise de mécanique de précision (Loire-Atlantique)
"Avec une double formation d’ingénieur et un 3° cycle en gestion des entreprises, il me semblait normal d’évoluer du statut de salarié à celui de dirigeant. (…) La formule de la Scop m’apparaît comme l’aboutissement du management participatif. " Jean-Yves Claudel, PDG de la Scop SARC (Côtes d'Armor)
" L’adhésion des salariés à l’idée de coopérative était massive. Il n’y avait pas d’hésitation possible. A côté de nous, un cas similaire s’était présenté (ndlr : de croissance externe). Un groupe a finalement racheté. L’emploi était menacé. Deux ans après le bâtiment est vide. " René Grolier, ancien PDG de Cana Elec, une société familiale d’enfouissement de réseaux (EDF, téléphone) et de plante de poteaux électriques qui a passé le relais à son fils Thierry en octobre 2000 (Gironde)
"La structure coopérative est une volonté commune des fondateurs de maîtriser notre développement et de garantir notre indépendance par rapport aux institutions avec lesquelles nous travaillons". Philippe Augerat, gérant de Surgiqual Institute, fabrication et évaluation de dispositifs médicaux (Isère)
" Lorsque notre association s’est transformée en Scop en 1982, nous nous sommes dit : à présent, nous sommes une vraie entreprise et un vrai journal. Nous avons voulu associer les salariés pour que cette aventure soit collective. " Denis Clerc, fondateur du mensuel Alternatives Economiques (Côte-d'Or)
"Notre objectif est de développer toute activité écologiquement et socialement utile, en proposant une gouvernance d'entreprise qui soit en adéquation avec les valeurs défendues par les fondateurs de la société : celles du développement durable et celles des coopératives". François-Marie Michaux, président d'IDEE, Initiatives pour le développement de l'efficacité énergétique (Seine-Maritime)
"La Scic permettait d'associer tous les partenaires du projet, notamment les usagers et les collectivités locales, et de mieux prendre en compte l'objet économique et environnemental de notre activité." Jean-Baptiste Schmider, gérant de la Scic Auto'trement (Bas-Rhin)
"En tant qu'entrepreneurs, nous nous sentons responsabilisés, nous voulons nous développer. En étant salariés, nous cotisons au chômage, c'est rassurant car si nous avions, malgré nous, à mettre la clé sous la porte, nous devrions être indemnisés." Jean Festinesi, co-fondateur avec Matthias Blengino de Gino-Resi, créateurs de mobilier d'art contemporain, entrepreneurs-salariés au sein d'Energies Alternatives (Bouches-du-Rhône)
"Nous avons travaillé au sein de la coopérative d'activités Caféine, à Limoges, avant de créer notre Scop, et lorsque nous nous sommes présentées au Crédit coopératif, nous avons bénéficié d'un climat de confiance. On nous a tout de suite prises au sérieux." Aude Bach, co-fondatrice de Et Pourquoi Pas, agence en communication et marketing direct (Haute-Vienne)