Les coopératives de toutes natures (salariés, usagers...), les mutuelles (assurance ou prévoyance santé), les associations et les fondations constituent l'économie sociale, terme générique pour désigner ces groupements de personnes (et non de capitaux) jouant un rôle économique.
Le concept « économie sociale » a été reconnu officiellement par décret en 1981.
Ses principes
Les organismes de l'économie sociale respectent les principes suivants :
liberté d'adhésion,
non lucrativité (excédents non redistribués par rémunération du capital apporté),
indépendance à l'égard des Pouvoirs Publics,
gestion démocratique selon le principe : " une personne, une voix ".
Son importance
Presque tous les foyers vivant en France sont en contact avec l'économie sociale. Les mutuelles santé et de prévoyance couvrent 30 millions de personnes, les mutuelles d'assurances 1 automobile sur 2 et 2 habitations sur 3.
Qui ne connaît les coopératives : agricoles, viticoles, laitières, de pêche, de transport, de distribution (Centres Leclerc, Système U, Krys, Intersport, etc)... les Scop (Chèque Déjeuner, Alternatives Economiques, Alpha Taxis, Le Théâtre du Soleil… etc) et les banques coopératives : Banques Populaires, Crédit Agricole, Crédit Coopératif, Crédit Mutuel, Caisses d'Epargne... ?
Quant aux associations, elles sont présentes partout... monde sportif, culturel, éducatif, familial, sanitaire et social, environnement…
Son poids économique
L'économie sociale représente 2,6 millions d'emplois en 2006, soit près d'un salarié du secteur privé sur sept, pour 210 000 employeurs. Tirée par le fort développement des fondations, l'économie sociale est en plein essor : le nombre d'employeurs a augmenté de 5 % entre 2000 et 2006. Ce sont les associations qui tiennent le haut du pavé avec plus de la moitié des emplois. (Source CerPhi octobre 2007)
L'économie sociale représente 10% du produit intérieur brut (PIB).
Quelques chiffres :
21 000 coopératives
2 100 mutuelles de santé employant 55 000 salariés
41 mutuelles d'assurances employant 33 000 personnes
près d'un million d'associations employant 1,7 million de salariés
CEGES (Conseil des Entreprises, Employeurs, et Groupement de l'Economie Sociale)
Dans le prolongement du Comité National de Liaison des Activités Mutualistes Coopératives et Associatives (CNLAMCA créé en 1970), les mouvement français de l’économie sociale ont créé le Conseil des Entreprises, Employeurs, et Groupement de l'Economie Sociale (CEGES) http://www.ceges.org/
USGERES (Union de Syndicats et Groupement d’Employeurs Représentatifs de l’Economie Sociale)
L'Usgeres réunit les représentants des employeurs des trois grandes composantes de l'économie sociale : associations, coopératives et mutuelles. La diversité de sa composition en fait aujourd'hui le seul regroupement interprofessionnel d'employeurs de l'économie sociale. Présentation de l'Usgeres
CRES (Chambres Régionales de l’Economie Sociale)
L’économie sociale est représentée en Région par les Chambres régionales de l’économie sociale et solidaire. Leur mission est de rassembler, animer, promouvoir l’économie sociale sur leur territoire.
Retrouvez les CRES sur le Web :
Conseil national des Chambres régionales de l'économie sociale (CN CRES) : www.cncres.org/
La réussite économique des Scop ininterrompue depuis quinze ans dans tous les métiers de l’économie de marché les ancre pleinement dans le monde des PME et TPE avec lesquelles elles sont en concurrence. Leurs finalités et leur management tournés vers l’ambition participative, démocratique, redistributrice et émancipatrice n’en sont pas moins dans le strict respect des principes qui fondent l’économie sociale depuis plus d’un siècle.
Premier principe : les Scop respectent le principe de vote une personne = une voix. Une règle forte qui porte en elle la répartition égalitaire du pouvoir des associés, quel que soit leur part au capital. Second principe : les Scop affectent au moins 16 % (et dans la pratique 45 %) de leurs bénéfices aux réserves, qui restent le patrimoine collectif de l’entreprise, sans qu’aucun associé puisse s’en prévaloir individuellement. Troisième principe : les salariés sont associés majoritaires et élisent leurs dirigeants. Un management sans équivalent dans toute autre forme d’entreprise, et pourtant porteur d’émancipation et de responsabilité économique.
L’appartenance des Scop à l’économie sociale se traduit aussi dans les chiffres :
- 85 % des salariés présents depuis plus de deux ans sont associés de leur coopérative, - 98 % des Scop font participer leurs salariés aux bénéfices, contre 3 % pour les PME de moins de 50 salariés, - 45 % des résultats annuels sont en moyenne répartis aux salariés, essentiellement sous forme de participation, etc.
Glossaire de l'économie sociale
Ce glossaire a été réalisé par la Chambre régionale d'économie sociale d'Ile-de-France et Oonops, coopérative de production multimédia.
Le site de l'Université de Marne La Vallée (licence professionnelle management des organisations de l'économie sociale) propose des liens vers une trentaine de licences professionnelles et vers une trentaine de masters :
L'Irrésistible montée de l'économie sociale : un projet, une culture, des valeurs/ Virginie Robert - Editions Autrement, 2007 (Coll. Monde d'aujourd'hui)
L'économie sociale, une alternative planétaire. Mondialiser au profit de tous / Thierry Jeantet, Jean-Philippe Poulnot - Editions Charles Léopold Mayer, 2007
DVD "Pour l'économie sociale" / CRES d'Ile-de-France et Office central de la coopération à l'école de Paris - Réalisation : Oonops, 2006