Interviewé par France Culture à proximité du stand des Scop sur le Salon des Entrepreneurs le 3 février, le secrétaire d’Etat aux PME, à l’Artisanat et au Tourisme Hervé Novelli, a estimé que la Scop « est un bon modèle, une réponse éthiquement supérieure, particulièrement en ces temps de crise ». Questionné sur les mesures à prendre pour les encourager, le ministre a estimé que « Le gouvernement était très attaché aux Scop », mais qu’elles pouvaient réussir par elles-mêmes sans soutien particulier.
Egalement interviewé à la suite de son échange avec Hervé Novelli, le président des Scop Patrick Lenancker a pris acte de l’attachement aux Scop du ministre sans volonté de marquer un soutien différencié : « On n’a pas besoin de traitement de faveur, mais d’un traitement équitable ». France Culture a souligné la proposition des Scop de faire en sorte que les « salariés risqueurs » qui investissent dans leur Scop bénéficient d’une même garantie que les professionnels du capital-risque.
La radio a souligné également la solution que les Scop peuvent offrir dans le contexte de désindustrialisation, rappelant les déclarations du ministre de l’Industrie Christian Estrosi sur sa volonté de développer les reprises d’entreprises par les salariés en Scop pour les PME de moins de 100 salariés. Le modèle Scop a été illustré avec l’interview de Mathieu Odaimy, gérant d’Usis, Scop de métallurgie qui vient de sauver par rachat les Aciéries et Fonderies de Provence (AFP) : « On a envie de venir au boulot ; collectivement, on a des synergies intéressantes. Le partage de la valeur ajoutée, c’est des choses qu’on pratique tous les jours en Scop. A Usis, avec la participation, on a versé entre 4 et 6 mois de salaire en plus ».